L’OBJ, avec nos jambes mais surtout avec notre cœur

Voilà la devise d’un club proche de mon domicile. L’Olympique Blaugies Jogging. Depuis quelques mois maintenant, j’y suis inscrit pour mon plus grand bonheur. En plus d’avoir fait la connaissance de coureurs et de personnes d’exception, ce club est réellement devenu une seconde famille.

D’une part pour la convivialité qu’il y règne mais aussi et surtout parce qu’il m’a permis de m’entraîner à nouveau en groupe. En effet, mis à part les entraînements et longues sorties avec la Team RUNNINGGEEK, il y a deux ans pour le marathon de Valence, c’est seul que j’essayais de trouver la motivation de chausser mes Asics … surnom qui me colle à la peau au sein du club à cause de la complexité (je préfère originalité) de mon prénom … Merci Bernard, merci Président !

Kaïs sous ses nouvelles couleurs

Après quelques semaines, ma moyenne de 5’ au km est enfin revenue. Après quelques mois, elle a baissé considérablement pour atteindre les 4’20 sur une petite distance (+- 4’40’ sur les plus longues).

Mon objectif est de plus en plus clair : « m’approcher de » ou « descendre sous » la barre des 4h au marathon de Francfort le 29 octobre prochain. Ce sera le futur trip de la Team RUNNINGGEEK. Cela tombe plutôt bien, l’OBJ a participé au marathon de Francfort, quelques mois avant le jour de mon inscription.

Pour cet objectif, je dois mettre toutes les chances de mon côté. Ne plus m’inscrire 3 mois avant le jour J ou m’entraîner deux ou trois sorties par semaine seulement. Une mauvaise prépa qui m’a valu un chrono certes honorable, mais bien en-dessous de mes capacités (4h24). Voir mon récit à Valence.

C’est ainsi que je demande conseil au petit groupe de coureurs de l’OBJ, ceux qui sont plus ou moins du même niveau que moi (un peu au-dessus), ceux qui m’accompagnent chaque mardi et jeudi à l’entraînement du club. Ils m’ajoutent dans leur conversation privée sur Facebook et c’est ainsi que, chaque semaine, nous nous mettons d’accord sur le programme de la future sortie. Nous échangeons également moult conseils et dernièrement, nous avons commencé l’entraînement croisé (cross training), concept qui consiste à varier les sports pour un rendement encore plus bénéfique. Pour le running, c’est le cyclisme et la natation qui viennent compléter le programme.

L’OBJ, au grand complet ou presque

Pas de programme marathon sans connaissance de sa VMA. Quel coureur régulier n’a jamais entendu parler de VMA ? C’est la Vitesse Maximale Aérobie. La vitesse est maximale mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas la dépasser. C’est-à-dire que c’est la vitesse qui utilise 100% de l’oxygène du coureur qui la calcule (il atteint le VO2 max). Elle est exprimée en km/h et peut être définie de différentes manières. Voir l’article de Jonathan à ce sujet.

Pour déterminer ma VMA, Benoît Legrand, ami et kinésithérapeute du sport, me conseille le test de Vameval sur tapis.

Je me rends donc dans son centre médical Atout Santé afin de réaliser ce test qui me hantait encore quelques jours avant. Comme un ado avant un examen important. Bizarre, j’en conviens … mais je suis comme ça, on ne me changera plus !

Il y a quelques années, pour Valence, ma VMA calculée par demi-Cooper était de 14km/h. Une méthode à laquelle Benoît n’adhère pas du tout, je lui fais confiance.

Cette année, je pense m’approcher des 15,5 km/h tout au plus. Nous commençons le test à 7 km/h pendant 3 minutes. Ensuite, toutes les deux minutes, j’accélère d’1 km/h. Les paliers s’enchaînent, ma FC augmente et les bobos qui me suivent depuis des années se font sentir : bas du dos qui tire, genou gauche en compote, … Mais contre toute attente, je tiens le coup.

Finalement, c’est avec une grande surprise que j’arrive à tenir 30 secondes le palier des 17 km/h. Je pouvais peut-être tenir 30 secondes supplémentaires. Toutefois, mon reste de conscience me fait penser que de ce test découlera mon plan marathon. Et il vaut mieux éviter les blessures. J’ai ma dose … Ma VMA est donc calculée à 16.25 km/h ! Soulagement.

Test au Centre de Médecine Sportive

À peine ce test terminé, Benoît me parle déjà du prochain : le temps limite. C’est la durée maximum à laquelle nous pouvons tenir notre VMA. Une semaine plus tard donc, je me rends au Centre de Médecine Sportive de Mons, à la Sapinette. Le deuxième lieu de travail de Benoît. Je suis stressé une fois de plus. Surtout que ce lieu accueille des sportifs de tous bords. Du tennisman amateur au footballeur professionnel, en passant par le triathlète accompli …

Ni une ni deux, Benoît me réexplique le programme. C’est parti. Je cours d’abord 20 minutes à 60% de ma VMA 9.8 km/h et ensuite nous augmentons d’un coup à 16km/h et je dois tenir le plus longtemps possible. Les 20 minutes à quasi 10 km/h me semblent déjà interminables. Mais je parviens tout de même à rester 6 minutes à bloc (16 km/h) et pour les mêmes raisons que pour ma VMA, je ne veux pas tenter le diable en restant 30 ou 60 secondes supplémentaires. Re-soulagement !

De ces deux tests réalisés et après analyse de ma fréquence cardiaque pendant l’effort, découlera un plan marathon sur mesure pour l’apprenti marathonien que je suis. Cela devrait m’éviter certaines blessures et surtout devrait me préparer au mieux afin de réaliser le bel objectif que nous nous sommes fixés avec la team RUNNINGGEEK.

Je ne manquerai pas de vous faire part du bilan de cette préparation mais aussi et surtout du compte-rendu de ce futur marathon de Frankfurt.

Merci la team RUNNINGGEEK et merci l’OBJ !

Kaïs Zibani ©RUNNINGGEEK.BE 2017

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