Test du tapis de course Domyos Energy Run

Novembre, mois où les températures extérieures chutent et ou l’humidité augmente. Un cocktail détonnant capable de vous faire perdre votre motivation à l’entraînement. Au début de la semaine, j’ai connu ce petit passage à vide et j’ai dû me faire violence pour ressortir mes baskets et partir m’entraîner sous la pluie par 4 degrés.

J’ai donc sciemment postposé ma sortie longue de la semaine afin de profiter de l’opportunité de tester le tapis de course Domyos Energy Run dont mes beaux-parents ont récemment fait l’acquisition (actuellement vendu chez Decathlon au prix de 699,99 euros).

Le Tapis Domyos Energy Run

À première vue, le tapis en lui-même est imposant. D’une dimension de 186 cm (longueur) x 89,5 cm (largeur) x 149 cm (hauteur), je ne m’attendais pas à ce qu’il fasse aussi « pro » et qu’il ressemble au matériel que l’on peut trouver dans les salles de gym spécialisées.

Le tapis Energy Run - crédit photo : Domyos

Le tapis Energy Run – crédit photo : Domyos

Il prend donc pas mal de place dans le garage, mais peut se replier astucieusement, ce qui réduit sa taille à 98 cm x  89,5 cm x 162 cm et permet de le ranger beaucoup plus facilement.

Le tapis Energy Run replié - crédit photo : Domyos

Le tapis Energy Run replié – crédit photo : Domyos

Le tapis pèse 80 kg, ce qui le rend stable pendant la course. Rien à redire de ce côté-là.

La console reprend sur la gauche l’inclinaison du tapis (de 0° à 10°), sur la droite les allures prédéfinies (de 2 km/h à 18 km/h)  qui peuvent être réglées  dixième de km/h. Au centre, l’écran reprenant des informations comme :

  • l’allure sélectionnée ;
  • l’inclinaison sélectionnée ;
  • la durée de l’activité en cours ;
  • les calories consommées ;
  • la fréquence cardiaque ;
  • la distance parcourue ;
  • le programme choisi.

Toutes les informations utiles lorsque l’on court.

La console - crédit photo : Domyos

La console – crédit photo : Domyos

20 programmes d’entraînement sont préprogrammés dans l’ordinateur et permettent de choisir entre deux types d’entraînements, 10 orientés « calories » (exemple : perdre 500 Kcal en 40 minutes) et 10 orientés performances (exemple : parcourir 15 km à du 13 km/h).

Une prise de sécurité arrête instantanément le tapis si elle est arrachée de la console. Ce qui peut-être utile si l’on vient à chuter pendant sa course.

Enfin, la console dispose également d’un support permettant d’y déposer une tablette, un MP3 et d’éventuellement regarder sa série préférée pendant l’activité. Une prise Jack est également disponible et permet de bénéficier du son sur les haut-parleurs intégrés.

Des poignées avec capteurs de fréquence cardiaque intégrés sont présentes, bien que je ne vois pas directement l’intérêt, puisque quand on court, il n’est pas évident de s’y tenir.

La séance test

Comme mentionné, j’avais post-posé ma sortie longue pour l’effectuer sur le tapis de course. Une séance d’une heure et demi [30 minutes à 10km/h, 3 x (15 minutes à 12 km/h, repos actif 2 minutes), 10 minutes à 10 km/h], idéale pour tester la quasi totalité des fonctions du tapis.

⇒ Voir la séance sur Strava

La séance de test

La séance de test

Ma première opération fut de connecter un iPad dans la prise Jack et de lancer une série.

Ensuite, je n’ai pas sélectionné de programme prédéfini, puisque j’allais programmer mon activité manuellement. Et bien non, déception, il n’est pas possible de programmer des intervalles dans la console. Il faut se limiter aux 20 programmes préenregistrés. Heureusement, ma sortie prévue n’était pas très compliquée, alternant de longues périodes à des vitesses prédéfinies. Je modifierai donc manuellement les paramètres durant ma course.

Je sélectionne une vitesse de 10 km/h pour mon premier intervalle qui durera 30 minutes. Le tapis démarre et atteint progressivement la vitesse choisie.

Je démarre en même temps ma Garmin Fénix 3, qui me servira d’étalon pour les mesures de vitesse, de fréquence cardiaque, de distance et qui rythmera les intervalles de la séance. Celle-ci possède un mode « course en salle » qui désactive le GPS et se base sur les données récoltées lors des séances en extérieur pour déterminer la vitesse et la distance.

Premier constat, le bruit du tapis m’empêche d’entendre le son de ma série via les haut-parleurs. Le volume de ceux-ci est beaucoup trop bas, même lorsqu’il est poussé à fond. Je déconnecte la prise Jack, le son de l’iPad étant plus audible.

Deuxième constat, le 10 km/h du tapis sont bien en ligne avec les 10 km/h de ma montre Garmin, à quelques dixièmes près. Je vérifie également la fréquence cardiaque en prenant en main les poignées du tapis. Là, c’est beaucoup moins précis. Si par moment les données sont identiques, la FC mentionnée par la console n’est pas constante. J’ai l’impression qu’elles perdent parfois le contact avec mon cœur. Qu’importe, il est impossible de courir en tenant les poignées en main, tout comme il est impossible de coupler une ceinture cardio avec la console. Dommage.

Après 10 minutes de course, il commence à faire très chaud. La température corporelle augmente beaucoup plus rapidement que lorsque l’on court en extérieur et, de ce fait, la fréquence cardiaque également.

Je teste une modification de l’inclinaison du tapis et je sens bien la difficulté croissante liée à la pente. Ça peut être très utile pour des entraînements spécifiques comme les entraînements en côtes, qui ne sont pas toujours évidents à réaliser dans notre plat pays. Assez joué, je ramène l’inclinaison à 0 pour le restant de mon activité, il fait déjà assez chaud comme ça !

Une demi-heure plus tard sonne le début de mon premier intervalle à du 12 km/h. Je devrai tenir pendant 15 minutes, avant de bénéficier de 2 minutes de repos actif et de repartir pour un nouvel intervalle de 15 minutes. Deux minutes de repos qui se feront vraiment désirer … La chaleur et ma FC sont élevées et je me fatigue rapidement. Troisième constat, courir sur tapis me semble plus difficile que de courir en extérieur, alors que je partais de l’idée inverse.

Le deuxième intervalle de 15 minutes à 12 km/h démarre, mais il ne durera que 7 minutes avant que je ne ramène la vitesse à 10 km/h pour les raisons citées plus haut.

En fin de séance, je réaliserai les dernières 5 minutes à une vitesse de 8,5 km/h, pour un retour au calme.

En comparant la distance parcourue sur ma Fénix 3 et sur la console, nous n’avons même pas 50 mètres de différence sur une distance de quelques 15,5 km. C’est très acceptable d’autant plus que j’estime que le tapis est dans ce cas-ci plus précis, puisque la Fénix3 est calibrée sur des sorties en extérieur.

Toujours par rapport à ma Fénix 3, les calories consommées calculées par la console diffèrent grandement. 1440 Kcal pour la console qui ne se base sur aucune donnée pour le calcul, contre 999 pour la Garmin qui connait mes données de taille et poids et ma fréquence cardiaque pendant la séance.

Conclusions

Courir sur tapis est pour moi un excellent moyen de pouvoir s’entraîner quelles que soient les conditions météorologiques, sans devoir se faire violence pour sortir dans le froid et la pluie.

Mais c’est aussi plus fatiguant à cause de la chaleur intense et de la montée conséquente de la fréquence cardiaque.

Après avoir glané ça et là sur le net des avis de personnes ayant couru sur tapis, je n’ai pas comme eux ressenti de différence au niveau des articulations par rapport à une sortie en extérieur. Les sensations sont sensiblement les mêmes, ni plus amorties, ni plus dures.

Quant à mes conclusions sur le tapis Domyos Energy Run, je les présenterai sous forme de points positifs et à améliorer. De manière générale, je trouve qu’il s’agit d’un très bon tapis de course et qu’il réalise le travail qu’on lui demande. J’ai été heureux de pouvoir l’utiliser pour ma sortie longue, pour laquelle j’avais du mal à trouver la motivation à la réaliser en extérieur.

Points positifs

  • La stabilité du tapis, qui n’a pas bougé d’un millimètre sur l’heure et demi de course ;
  • La bonne facture du tapis, il fait « pro » et a l’air de conception solide ;
  • La console très lisible ;
  • Le support intégré pour tablette et MP3 ;
  • La multitude de programmes préenregistrés ;
  • L’idée des haut-parleurs intégrés et de la prise Jack ;
  • La précision des allures et de la distance parcourue ;
  • La possibilité de travailler des entraînements en côtes grâce à l’inclinaison réglable ;
  • Ne pas devoir sortir dans le froid et la pluie.

Points à améliorer

  • Le volume sonore trop faible des haut-parleurs, inaudibles durant la séance ;
  • La localisation de la prise Jack en plein milieu de la console, réduisant la place pour déposer la tablette ;
  • L’absence de connexion bluetooth ;
  • L’impossibilité de coupler une ceinture cardio (les capteurs sur poignées étant inutilisables en activité) ;
  • La précision de la fréquence cardiaque via les poignées ;
  • L’impossibilité de programmer des séances spécifiques personnelles ;
  • Le calcul des calories consommées qui me semble farfelu et qui ne tient compte d’aucune donnée physique (poids, taille, fréquence cardiaque).

Laurent De Deken ©RunningGeek.be 2016

4 réflexions sur “Test du tapis de course Domyos Energy Run

  1. Bonjour, Merci pour le test. Petite question: La vitesse de démarrage du tapis commence forcement à 2km/h, ou peut-on débuter très lentement? Merci

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