Le Jogging du Vieux Canal à Maubray

Ce lundi 25 mai avait lieu le Jogging du Vieux Canal, quinzième manche du Challenge ACRHO 2015.  Une course que j’affectionne pour plusieurs raisons.

Primo, le Jogging du Vieux Canal se déroule sur les chemins de mon enfance, dans la commune d’Antoing. Il tire son nom de l’ancien canal Pommerœul-Antoing, qu’il longe sur 3 kilomètres. Creusé juste avant l’indépendance de la Belgique pour acheminer le charbon du Borinage vers le bassin de l’Escaut, le vieux canal a été désaffectée dans les années 60. Depuis, ses chemins de halage offrent une agréable promenade verte de 8 kilomètres que j’ai maintes fois parcourue à pied ou à vélo.

Le Vieux Canal à l'entrée de Maubray - crédit photo : L'Avenir

Le Vieux Canal à l’entrée de Maubray – crédit photo : L’Avenir

Deuzio, le parcours et la distance me conviennent. C’est pratiquement plat, asphalté ou bétonné tout le long des 11 kilomètres et abrité du vent. Du coup, j’y « marche » (cours) plutôt bien.

Couru le lundi de Pentecôte, le Jogging du Vieux Canal est, selon les années, organisé avant ou après les 20 kilomètres de Bruxelles. En 2014, c’était ma course de reprise (hormis la petite distance du Jogging de Céroux, deux jours avant, où je signais une surprenante troisième place). Et cette fois-ci, j’ai pu m’y rassurer définitivement sur ma forme, 6 jours avant de m’élancer sur la rue de la Loi.

Revenons donc au récit du jour. Pour la deuxième fois cette année, je fais la file devant les tables numérotées pour retirer mon dossard ACRHO. Dossard 700, comme mon classement au challenge la saison passée. Un ranking plutôt modeste, sachant que 973 coureurs ont été classés en 2014. J’ai en général terminé mes courses autour de la 200ème place, mais seules les courses estampées « Challenge » sont vraiment intéressantes en termes de points. Les autres épreuves, dites « Patronnées », rapportent seulement 500 points (contre 6 à 7.000 pour une « Challenge »). Inutile de préciser que j’ai majoritairement participé à des patronnées l’an dernier.

Dossard épinglé, je sors m’échauffer autour de la place de Maubray. Je croise mon ami Samuel Duquenne : oui, celui qui m’a mis une demi-heure dans la vue aux Crêtes de Spa … Lui aussi originaire d’Antoing, il est un « local de l’étape », comme moi. On cause forme et entraînement en attendant les copains qui ont annoncé leur venue.

L’heure du départ approche et, ne voyant toujours pas les autres arriver, Sam m’emmène vers la ligne. Autour de moi, rien que des dossards à un ou deux chiffres. Juste à côté, Grégory Billet, numéro 2 et futur vainqueur du jour. Cela veut dire que je suis « tout devant ». J’aimerais bien reculer, soucieux de ne pas gêner, mais pas la peine, me dit Sam. Certes, je serai bien dépassé par quelques coureurs en début de course, mais pas de quoi s’inquiéter.

Je pars donc vite (cette tendance à calquer ma vitesse sur ceux qui m’entourent) mais relativement à l’aise. Suffisamment pour lire l’inscription dans le dos de Sam et le charrier sur son T-shirt : « Vital sexual – Better Sex for a Better Life« . Je vous expliquerai peut-être un jour ce qui se cache derrière ce slogan 😉

Premier kilomètre bouclé en 3′58, c’est vite (pour moi) mais les jambes tournent bien. Simon Wattiez, un autre enfant du pays (Vezon), me dépasse un peu plus loin. Son truc c’est plutôt la montagne et le trail, n’empêche il se débrouille bien sur l’asphalte.

Simon Wattiez (en orange) a l'air "facile", pourtant il va vite - crédit photo : L'Avenir

Simon Wattiez (en orange) a l’air « facile », pourtant il va vite – crédit photo : L’Avenir

Après 4 kilomètres rapides dans les rues du villages, où beaucoup d’habitants se sont mis sur le pas de la porte pour nous encourager, place au tronçon en ligne droite le long du Vieux Canal. Je récupère sur le léger faux-plat, en veillant tout de même à ne pas laisser trop de coureurs me dépasser.

Je suis sur les talons de la première dame depuis quelques kilomètres et je décide de la garder en ligne de mire quand elle accélère. Stratégie gagnante : je tourne toujours à du 4′20 sur la deuxième moitié de la course. Avoir quelqu’un à suivre m’évite de ralentir, ce qui se produit généralement au-delà du sixième kilomètre, quand mon esprit commence à vagabonder.

Véronique Vansteenkiste, première dame à Maubray - crédit photo : L'Avenir

Véronique Vansteenkiste, première dame à Maubray – crédit photo : L’Avenir

Après le Vieux Canal, vient la finale de la course. Brève ascension (la seule du jour) sur le pont qui surplombe la ligne TGV, épingle à cheveux et dernier passage à travers champs avant le retour dans les rues de Maubray.

Je me fais un petit plaisir en sprintant presque sur les 200 derniers mètres pour terminer à du 17 km/h. Quarante-huit minutes, quatre de moins que l’année précédente, c’est de bon augure en prévision des 20 kilomètres de Bruxelles !

Sam m’attend à l’arrivée. Il a passé la ligne depuis 5 minutes mais semble encore éprouvé ; c’est certainement normal quand on court à du 3′46. Il me confie avoir eu « du mal » mais signe tout de même une belle 13ème place.

Sam (à droite, en partie masqué) et son T-shirt "Vital Sexual" - crédit photo : L'Avenir

Sam (à droite, en partie masqué) et son T-shirt « Vital Sexual » – crédit photo : L’Avenir

L’autre Sam (Corsellis), que nous attendions en vain au départ, rapplique peu après. C’est en partie à lui que je dois mes débuts de coureur, après qu’il ait eu l’idée d’aller courir le River Ness 10K, organisé en marge du marathon du Loch Ness dans la ville écossaise de Inverness. Aujourd’hui Sam a manqué le départ. La faute à une erreur d’orientation de son GPS, qu’il dit, mais je préfère croire qu’il a eu peur que je le batte 😉 Sa montre affiche 47 minutes. En effet, mes récents progrès me rapprochent de son niveau, même s’il reste le plus fort.

Peu après, c’est Quentin qui déboule sur la place du Marais de Maubray. L’an dernier on aimait se retrouver devant une spéciale à la fin des courses. En janvier, on a aussi couru le Trail hivernal du Mont-Saint-Aubert en duo (je vous parlerai certainement de cette belle course hivernale). Le revoir à l’arrivée est une bonne surprise puisqu’il était sur la touche depuis quelques semaines à cause d’une tendinite (le fameux syndrome de l’essuie-glace, si répandu chez les joggeurs).

Les résultats sont rapidement affichés dans le chapiteau qui sert de QG de la course. Je suis 93ème : mission accomplie. C’est le moment de se retrouver autour d’une bonne bière pour fêter le retour de Quentin, le top 15 de Sam D. et mon premier top 100 sur l’ACRHO. C’est ça aussi, le plaisir de la course à pied !

Jonathan Quique ©RunningGeek.be 2015

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